Quel est le meilleur pari ou, si vous préférez, quels sont les jeux qui rapportent le plus ?

Plus on augmente le nombre de combinaisons, plus il faut miser gros pour garder les mêmes probabilités de gains.

Prenons un exemple : au simple placé, la probabilité « brute » de gagner est de 1/6 avec 18 partants.

Pour avoir une chance identique au quinté, soyons sympas, dans le désordre, avec le même nombre de partants (8568 combinaisons), il faut parier … 1428 fois plus !!!

En effet, 1428/8568 = 1/6

Par exemple, si vous jouez 2 € en simple placé, il faudra jouer 2856 € au quinté pour avoir les mêmes chances de gagner.

Vous allez me dire que l’on gagne 1428 fois plus.

Eh bien … NON !

Les jeux à « formule » divisent le gain. Par exemple, au tiercé, pour la même mise, vous ne pouvez pas gagner ordre et désordre. Donc, vous gagnez 2 fois moins. Votre mise est divisé en 2 (ordre et désordre) puis partagé.

C’est tout le génie de l’inventeur de ce système, que la plupart des gens ne comprennent pas. Et cela explique aussi les tirelires et autres surcotes.

En effet, imaginez que vous êtes le seul gagnant au tiercé. Vous ne toucherez que la moitié des enjeux (ordre ou désordre, moins prélèvements) soit 37,50% des mises. Et pas 75% comme dans un jeu sans formule.

Les autres 37,50%, personne ne les gagnent. Ils sont remis en jeu. Vous ne pouvez pas gagner ordre ET désordre avec le même ticket.

Réfléchissez maintenant au quinté. Il y a le bonus 3, 4, 4/5, le désordre, et l’ordre. Soit 5 formules. Et je ne parle pas de la tirelire qui, avant toute répartition, représente un prélèvement de 3 %.

Donc, la probabilité de retour sur investissement est de 15 à 25 % maximum !
Contre 90 % en simple placé, je vous le rappelle.

L’avantage du quinté est donc uniquement de pouvoir gagner gros, une fois de temps en temps !

C’est un jeu à fond perdu. Il est impossible d’en tenir compte dans un bilan.

Je l’appelle …

Le syndrome « beau-père »

Mon beau-père est un homme fantastique.

Il a travaillé dur toute sa vie. Il est d’une gentillesse extraordinaire. Et il joue, comme il le dit, au tiercé (même si ses tickets sont à 5 chiffres).

Bref, en milieu d’année dernière, il appelle toute la famille pour annoncer, victoire, qu’il a gagné 5.000 euros. Et de me faire comprendre qu’il est aussi bon, voire bien meilleur, que moi.

Et ma femme insiste : pourquoi tu ne joues pas au quinté, TOI ?
Au lieu de te faire 100 €, tu pourrais en gagner 5.000 !

Alors je lui explique : ton père joue combien chaque jour ?

Pas beaucoup, entre 10 et 20 !

Ok, disons 15. Ce qui fait 5.475 euros/an.
Depuis quand il n’a pas gagné 5.000 euros ?

Je crois que c’est la première fois !

Et il joue depuis combien d’années ?

Ouhhhhh !

Disons 20 ans ?

Oh oui !

Il a donc parié 109.500 euros !

Oui, mais il gagne souvent des bonus et tout ça.

Le PMU prélève 25%. La tirelire et l’ordre en pompent 25 %.
Les petits gains retouchent donc à peine 50 % des mises, soit 55.000, plus son gros gain de 5.000 = 60.000.

En 20 ans, il a perdu 50.000 euros, la moitié de ses mises !

Les jeux à gros gains sont des jeux à fonds perdus. Il faut le savoir, et l’accepter.

Bien sûr, lorsque mon beau-père gagnera un million (ou deux) je ne dirais plus rien 🙂

Alors… le meilleur pari ?

Si vous souhaitez gagner régulièrement, orientez-vous sur le jeu simple. De préférence en Placé. C’est le jeu des pros.

Si vous avez l’espoir de gagner un paquet, même s’il faut 10 ans, optez pour le Quinté.

On me dit souvent : il faut miser de grosses sommes en Placé pour gagner très peu !

Oui, c’est vrai, celui qui mise 2 euros en Placé a juste l’espoir d’en gagner autant. C’est misérable. Il faut donc jouer des sommes plus importantes, ce qui est assez difficile. Pourtant, vous en jouez (et en perdez) 10 fois plus en jouant petit à petit au Quinté. Mais cela se voit moins.

Le simple Placé est un peu comme une gestion d’entreprise. Vous ne pouvez pas lancer une affaire avec 2 euros. Il faut un peu de stock, des outils, un local, de la publicité, … bref … un capital !