Un bilan est-il une valeur sûre ?

Lorsque vous disposez d’une base de données, vous effectuez en permanence des recherches du genre : « si je jouais ceci que se passerait-il ? ».

Inévitablement, vous allez découvrir des solutions rentables.

Par exemple (ce n’est qu’un exemple), vous découvrez qu’en jouant le deuxième favori des courses de trot lorsqu’il est à l’écart 2, vous doublez votre capital chaque année. Vérification faites sur 15 ans.

Ou bien lorsque le cheval est déféré des 4 et qui n’a pas gagné depuis 3 courses, il gagne si le montant de la prime est supérieur à 40.000 € (ce n’est qu’un faux exemple).

Vous testez pendant 2 ou 3 mois, ça marche, vous gagnez.

Vous engagez des sommes plus importantes.

Vous pouvez même commencer à vendre la méthode, de bonne foi (méthode testée depuis 1996, aucune année perdante, rentabilité garantie).

C’est super, l’argent rentre !

Mais, après 2 semaines, ou 2 mois, tout semble aller de travers. Vous commencez à perdre. Comme vous êtes sûr de votre coup, vous engagez des sommes plus importantes.

« Je l’ai testé, vérifié, je suis sûr que ça marche. Le plan va revenir, je vais me refaire… ».

Et vous perdez de plus en plus gros, jusqu’à votre chemise !

Pourquoi ?

Lisez bien ceci :

Les courses ne présentent Absolument
Aucune Certitude de R E G U L A R I T É

Ni sur une semaine, ni sur un mois, ni sur un an, ni sur 10 ans.

Ce qui a été vrai jusqu’à aujourd’hui, depuis 30 ans, ne le sera plus demain.

Demander un bilan est aussi inutile que de demander la météo des 5 dernières années, pour savoir quel temps il fera demain.

A la limite, cela permet une meilleure approche, mais, en aucun cas, une certitude.

Aucun pronostiqueur sérieux ne peut vous garantir la réussite et même le plus beau bilan ne peut vous assurer des gains futurs au PMU.

 

Autres articles :

 

 

Leave a Comment:

(5) commentaires

haguet

bonsoir
Vous avez entièrement raison !
Mais vous ne dites pas pourquoi !
Cela est dû à la loi du mathématicien français Bernouilli (je suis prof de maths retraité) qui s’intéressait aux jeux et qui stipule que : « l’écart max est proportionnel au nombre de coups joués ».
Autrement dit, quelque soit la méthode, plus vous la jouez et plus vous allez rencontrer un écart inhabituel qui va vous faire …perdre !
C’est une loi mathématique tout simplement et pas une question de malchance ou de « démon du jeu » !
Encore autrement dit : vous êtes sûr de perdre à moyen ou long terme si vous jouez tous les jours votre méthode (même si elle a marché pendant longtemps).
C’est aussi pour cela que les vendeurs de soi-disant méthodes rentables sont obligés d’en trouver de … nouvelles après un certain temps.
Sauf ceux qui, peut être, connaissant cette loi, vous font jouer des coups sûrs à de longs intervalles de temps, pour diminuer le fatal nombre de coups joués.
Il faut que le coup soit presque sûr pour le jouer, disons 4 à 5 fois dans le mois, ça peut tenir la route sur plusieurs années.
Mais pour vous enrichir, à raison de 5 jeux dans le mois il faudra attendre … 20 ans !
Et avec des mises conséquentes bien sûr (au moins 200 à 300 €, ou plus, 4 à 5 fois par mois).
Or le turfiste moyen, et c’est compréhensible (je veux profiter de la vie maintenant pas dans 20 ans), n’a pas le temps d’attendre.
Et il …PERD !

Reply
    Monsieur1

    Bonjour.
    Merci pour cette information qui fera plaisir aux lecteurs.

    Petites précisions :
    1 – ce n’est pas le mathématicien français Bernouilli qui est à l’origine de cette loi, mais son homonyme Suisse Bernoulli, bien qu’ils soient tous deux scientifiques et à l’origine de lois et théorèmes (le prénom est différent) ;
    2 – cette loi s’applique aux formules qui utilisent les écarts (montante, gestion des mises, etc…), ce qui ne représente qu’une toute petite partie des méthodes.
    Au niveau des bilans, qui sont le sujet de cet article, il me semble plus important de retenir que le passé ne peut garantir l’avenir.

    Maintenant, il y a deux orientations possibles :
    1 – les jeux à rendement (simple)
    2 – les jeux à fonds perdus (combinaisons : couplé, tiercé, quinté)

    Vous ne pouvez pas, dans le cas d’une recherche de rendement, utiliser des statistiques pour garantir des probabilités.
    Par exemple, ce n’est pas parce que le jockey DUPONT a été rentable ces 6 derniers mois (statistiques), qu’il le sera la semaine prochaine (probabilités). Si vous le jouez, vous perdrez. Vous devez donc utiliser une autre méthode, notamment la gestion des mises … et la loi de Bernouilli, mais aussi toutes les autres, notamment celles, plus récentes, qui ont été induites par des nécessités économiques (les assurances, la bourse, …).

    Par contre, pour une recherche de gros gains, à fonds perdus, vous ne pouvez QUE utiliser les statistiques pour calculer vos probabilités. Il n’y a aucune autre alternative, sauf … la chance !

    Vos conclusions sont donc justes, au jeu simple, la mise de base est, au minimum, de 50 € et il faut très souvent parier 2, 3 ou 500 €, à coup sûr. Ce n’est donc pas un jeu de novice en quête de bonne fortune.

    Pour vous offrir un voyage dans quelques mois aux frais du PMU, ou plutôt des autres parieurs, les jeux à combinaisons sont plus statistico-probables et moins onéreux.

    Merci pour votre commentaire.

    Reply
TAYEB

Bonsoir Monsieur,

Rien ne m’empêche de vs dire que vs êtes expert en la matière « PMU »
Chaque jour je prends un peu de temps pour lire tous vs articles mais vraiment sont formidables aucune reproche. Dés la première lecture de vos articles je suie une de vos méthodes de jeux qui me parait presque rentable sauf que j’ai ajouté qqs choses pour avoir un bon résultat mais je suis pas encore confiant à mon jeu; je sais pas pourquoi; oui je suis débutant mais un peu malin pour avoir un bon prono
Aider moi à trouver plus
Cordialement

Reply
Michel

Un bilan, est-il une valeur sure ?

La phrase à retenir est bien : « les courses ne présentent absolument aucune certitude de régularité. »
Effectivement, ceux qui ont fait des tests sur plusieurs années en sont persuadés. J’ai fait cela aussi il y a deux ans. Mais alors, comment raisonner ?

Si on prend une sélection pour le jeu simple avec un rapport moyen connu et une réussite globale stable, et que cette sélection soit rentable à masse égale tous les ans depuis plusieurs années, c’est pour moi une bonne sélection. Bien entendu, il y a des variations temporaires plus ou moins importantes (locales) et c’est cela qui est déstabilisant.
Si on constate que notre sélection n’est plus rentable pendant quelques temps, il faut analyser d’où cela peut venir avant de la rejeter.
Si c’est la réussite qui baisse, cela est peut être une mauvaise période due à la rencontre d’un gros écart ou la succession de plusieurs écarts.
Si c’est du à la baisse du rapport moyen, peut être que la sélection est trop jouée et donc a perdu sa rentabilité.

Pour moi, il faut faire un bilan, son propre bilan afin de suivre le jeu et de comprendre.
Mais alors, est-il possible d’être bénéficiaire aux courses hippiques tous les mois comme certains l’affirment ? Cela n’est pas sur mais je n’en sais rien.

Peut-on être bénéficiaire en prenant une plus longue période, par exemple tous les ans ? C’est peut être votre cas « Monsieur 1 » et c’est le but de votre formation pour ceux qui iront jusqu’au bout.

J’ai consulté un site internet qui propose une sélection en simple placé au trot sur la course du quinté qui affiche depuis janvier 2000 à mars 2011 une réussite supérieure à 82,8% avec un rapport moyen de 1,68 soit un rendement de 139% avec 730 courses jouées sur toute la période…
J’ai regardé ce bilan et j’ai vu qu’en jouant à masse égale 50 euros par course on peut espérer gagner 1.000 euros par an. Le propriétaire de la sélection et du site indique qu’avec un capital de départ de 500 €, et cela depuis 2000, le capital actuel est de 5.151.66 €. Cela est obtenu en faisant une capitalisation des bénéfices sur les mises et sans tenir compte du plafond maxi de mise fixé à 14.990 actuellement. Si on applique une capitalisation plafonnée on arrive à 1.610.000 euros donc en jouant actuellement 14990 €.

Que pensez vous de cette sélection ?

Merci pour vos informations toujours très pertinentes.
Si vous ouvrez les commentaires sur filtre 4, j’en laisserai un.

Bonne journée.

Reply
    Monsieur1

    Bonjour Michel.

    Encore une fois beaucoup de questions.
    Il serait d’ailleurs intéressant de les séparer (si possible), car la correspondance avec les réponses risque d’être difficile.

    Reprenons point par point :

    OUI, il y a une RAISON à la perte de rentabilité d’une sélection. Il y en a même, et malheureusement, souvent plusieurs.
    Elles peuvent être de 2 types : ponctuelles ou permanentes
    Par exemple :
    – l’un des supports que vous utilisiez a changé. Un journaliste est allé travailler dans un autre journal.
    – ou il a tout simplement divorcé (ce qui modifie son point de vue ou sa motivation)
    – ou il s’est disputé avec l’un de ses amis, entraîneur (qui est parti avec sa femme :)) et il n’a plus les bonnes infos
    – le sol d’une piste a été refait, ou une publicité très colorée a été ajoutée (et attire l’oeil des chevaux) !!!
    – celui qui est à l’origine de la technique de sélection en a parlé à son cousin, qui en a parlé à ses amis, qui en ont parlé à … toute la France (fin de rentabilité) !
    – ou le temps est devenu instable (pluie, vent, …)
    – ou …
    Evidemment, je ne parle pas de tous les cas « ordinaires » (forme d’un cheval, épidémie, …)
    Malheureusement (encore une fois), nous n’avons aucun moyen d’anticiper (sauf dans de rares cas).

    Alors comment réagir ?
    Vous avez raison, il ne faut pas modifier la sélection trop rapidement.
    Mais il faut arrêter de jouer immédiatement, dès que vous prenez conscience de la déviance.
    C’est pourquoi j’utilise de nombreux calculs, le plus précis possible, pour mesurer ses variations.
    Ce sont les même que pour les filtres.
    Le dépassement de l’écart doit être le tout dernier révélateur.
    Et il faut attendre pour voir si le problème est ponctuel ou permanent.

    Dans le premier cas, vous reprenez la sélection dès que le système revient à la normal.
    Dans le deuxième cas, il faut reprendre le processus et le modifier jusqu’à stabilisation.
    Je sais, cela peut durer plusieurs mois.

    Pour vous donner un ordre d’idée, il y a, chaque année, 2 à 3 périodes difficiles, qui entraînent un mois de perte.
    Il est donc pratiquement impossible d’être rentable chaque mois.
    Sauf à restreindre ses jeux aux « valeurs sûres », mais cela signifie de grosses mises, donc de gros risques.
    Par contre, globalement, sur l’année, il est assez facile d’être rentable.
    Je parle bien du jeu simple, pas des jeux à combinaison.

    Pour le site dont vous parlez, il n’existe plus et le nom de domaine est désormais en vente.
    Je l’ai donc retiré de votre message.
    Soit vous avez fait une erreur de frappe, soit cela démontre, une fois de plus, que l’on doit se méfier des bilans.

    Je crois que je n’ai pas assez insisté sur un point fondamental : si vous disposez d’une base de données, il est très facile, après coup, de trouver des solutions rentables et d’y croire, et/ou d’annoncer des bilans extraordinaires.

    Relisez lentement le début de l’article.

    Merci pour vos commentaires intéressants et à bientôt.
    Hippiquement vôtre,
    Monsieur 1

    Reply
Add Your Reply

Leave a Comment: